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Voyages

JENNY IN THE CITY – CUBA 2017 #Part2

Location: Cuba

Hello tout le monde! J’espère que vous allez bien.

Et j’espère aussi que ma vidéo sur Cuba vous a plu et surtout qu’elle vous a donné envie d’en savoir plus sur la vie là-bas, où sortir, quoi voir et quoi faire. Si vous ne l’avez pas encore vu, la voici par . Au passage, n’hésitez pas à vous abonner à ma chaine Youtube, à liker la vidéo et même à laisser un petit commentaire pour me dire ce que vous en pensez, ça fait toujours plaisir 🙂 Aujourd’hui me revoilà avec la seconde partie sur ce voyage, beaucoup plus détaillée que la première! Ici, je vous donne toutes mes bonnes adresses food et les endroits où je suis allée. Aussi, n’hésitez pas à me dire quel format d’article vous préférez pour les voyages : plutôt texte/photos ou plutôt vidéo?

Au départ, avec l’amoureux nous cherchions une destination pour passer quelques jours au soleil, à se dorer la pilule, avec quelques visites à faire mais pas trop, car le but premier de ce voyage était le repos. J’avais vraiment besoin de faire une pause, de partir me ressourcer loin de la grisaille parisienne. Nous avons d’abord pensé à Dubaï, avec une température avoisinant les 20-25° en décembre et à seulement 6 heures de vol de Paris, c’était la destination idéale. Mais… (oui, il y a un mais) nous avions 10 jours de vacances et en regardant d’un peu plus près les “trucs à faire” à Dubaï on a vite changé d’avis car la liste est plutôt courte quand on n’a pas un gros budget. Alors rebelotte, on se remet à chercher une autre destination un peu plus abordable. Et c’est là que mes parents nous ont conseillé Cuba: ils ont vraiment adoré ce pays et ont planifié eux-mêmes leur voyage. Pas de voyage organisé, pas de groupe, pas de timing… Mais un circuit personnalisé et fait sur-mesure. C’est ce que j”aime : être libre et parfois laisser place à l’imprévu (oui, vous avez bien lu!). Sur leurs conseils, on se penche un peu plus sur ce qu’il y a “à voir / à faire” à Cuba, et je m’aperçois que la liste est en fait très longue! Impossible de parcourir l’intégralité de l’île en 10 jours sur place ! Il faut alors à notre tour créer notre propre itinéraire de façon à ne pas perdre trop de temps sur la route (il y a pas mal de longue distance entre chaque ville), choisir quoi voir et quoi faire à chaque endroit. C’est du boulot mine de rien mais j’adore ça! Encore une fois, c’est toute une organisation à avoir (à force je suis une pro héhé). Mon seul petit regret peut-être de ce voyage c’est de ne pas être allée à Vinales 2 jours (par manque de temps sur place) car je n’ai eu que des bons avis sur cette petite ville à l’extrémité ouest de l’île. Pas grave, c’est une excuse pour y retourner plus tard!

Nous avons choisi de voyager avec Air France en vol direct pour l’aller et le retour. Le vol s’est bien déroulé pour l’amoureux, en revanche pour moi c’était une autre histoire, comme à chaque fois d’ailleurs! Eh oui, je fais partie des rares malades en avion (même en prenant des cachets) mais cela ne m’empêche pas encore de voyager. Nous avons atterri de nuit à La Havane: la capitale cubaine. La température était douce (en contraste avec celle de Paris quand nous sommes partis). De là, nous avons récupéré nos bagages (c’est toujours un big stress pour moi cette étape : j’imagine que ma valise est restée à Paris ou qu’un inconnu à confondu sa valise avec la mienne… Allez comprendre) et pris un taxi officiel (les taxis jaunes) qui nous a gentiment présenté Cuba et déposé devant notre casa coloniale située juste derrière la Plaza Vieja – emplacement central dans le quartier de la vieille Havane. Comptez à peu près une trentaine de CUC pour ce trajet. À notre arrivée, notre hôte nous attendait patiemment et nous a accueilli chaleureusement. On peut dors et déjà ressentir la gentillesse des cubains. On adore ! Après avoir papoté un peu, on s’est rapidement éclipsé au lit pour profiter pleinement de notre première journée à La Havane le lendemain.

 

Jour 1 – La Havane: Réveillés vers 8h par le bruit de la route animée et la chaleur, nous entamons notre premier breakfast cubain: pas vraiment top au niveau gustatif mais très complet au niveau de la variété des produits proposés. Nous avions: du pain brioché, du beurre au goût étrange, des fruits et jus de fruits exotiques frais (goyave, papaye) qui n’ont – à titre personnel, pas vraiment de goût. Heureusement nous avions quelques fois de la banane et de l’ananas (ouf des fruits qui nous sont familiers). Nous avions aussi la possibilité de demander une omelette jambon / fromage mais attention là encore aux différences avec les produits habituels français: le jambon est beaucoup plus gras et le fromage cubain plus fort en goût. Il faut s’y habituer, ou pas. Une fois l’estomac bien rempli, nous étions fin prêts à entamer notre première journée dans la vieille Havane, quartier mythique de la capitale. Au cours de notre promenade, nous avons découvert une population locale très chaleureuse mais aussi très “mendiante” – comportement propre à la ville de La Havane. Je pense que nous avions de bonnes têtes de “touristes” car il nous était impossible de faire 1 km sans se faire accoster – bien conscients du niveau de pauvreté à Cuba cela a été pour nous quelque peu dérangeant et nous n’avons pas pu profiter pleinement et surtout sereinement de nos deux jours à La Havane. Les cubains semblent sympathiques aux premiers abords mais ils sont en fait pour certains simplement intéressés par notre argent. Enfin ne faisons pas de généralités ici. Aussi, certains habitants en profitent pour prendre une pose “typique cubaine” par exemple entrain de fumer le cigare, ou bien en jouant de la musique et réclament de l’argent une fois que la photo est prise. Bien que le droit à l’image existe, c’est la première fois que j’ai eu à faire à ce genre de comportement et cela m’a laissé quelque peu dubitative car c’était vraiment très récurant. Mais bon, on ne se laisse pas impressionnés et c’est munis du Routard pour la première fois lors d’un voyage, que l’amoureux et moi arpentions gaiement main dans la main les ruelles colorées de La Havane tout en étant émerveillés par la beauté des maisons aux couleurs flashys qui sont parfois en ruine malheureusement. C’est ce qui fait tout le charme de cette ville ! On a quasiment fait tout le quartier de la vieille Havane et du centre à pieds, soit  un peu plus de 15 km: de la rue Obispo en passant par le Capitole pour rejoindre le Malecon (bord de mer), on en a pris pleins les yeux! Le paysage est vraiment splendide et dépaysant. Les vieilles voitures américaines sont omniprésentes dans les rues: c’est juste génial de les voir en vrai! Elles sont si belles. En bons touristes nous avons cédé au fameux tour de la ville en vieille voiture américaine.  Leur point de rassemblement se trouve aux pieds du Capitole où des rabatteurs proposent plusieurs circuits. Nous avons choisi celui d’une heure – à 45 CUC tout de même à l’arrière d’une vieille voiture américaine de couleur rose bien sûr 🙂 : départ depuis la place du Capitole, pour parcourir China Town, traverser le centre de la Havane, apercevoir la plus vieille université de Cuba (Universidad de San Gerónimo de La Habana), marquer un arrêt photos sur la Plaza de la révolutión et près du Parc John Lennon dans le quartier du Vedado (vrai quartier cubain – mais qui reste néanmoins moins touristique, moins emblématique et moins central que celui de la vieille Havane), passer devant le cimetière Colon, le plus grand d’Amérique latine où plus d’un millions de personnes y reposent et finir par rentrer en longeant le Malecon. Musique cubaine à fond, cheveux au vent, Rayban sur le nez et sourire aux lèvres… C’était un pur moment d’évasion et de bonheur que l’on savoure. Pour ceux qui souhaitent partir à Cuba prochainement, et plus particulièrement à La Havane je tiens à vous faire une petite mise en garde : sur place on entend très souvent (pour ne pas dire tout le temps) parler du “Buena Vista Festival” ou du “Coopérative Day” pour la vente de cigares – méfiance! Le “Buena Vista Festival” a lieu toutes les semaines et les cubains qui nous en parle sont en fait rémunérés à la commission pour nous entourlouper et nous faire acheter une place. Nous nous sommes laissés embarquer, une fois (il suffit d’une seule fois pour comprendre l’arnaque) par une gentille dame très bavarde que l’on a croisé dans les rues de la vieille Havane et qui nous a naturellement incité à découvrir la ville à ses côtés en traversant des ruelles désertes de touristes pour au final nous amener jusque dans un bar (vide en plus) devant un homme tripotant un stylo et une feuille en papier avec une liste de noms dessus. Ce dernier nous propose des tickets de spectacle + repas + 2 cocktails à 60 CUC/personne : c’est la douche froide (c’est quasiment aussi cher qu’un dîner-spectacle en France). On s’aperçoit alors que le niveau de vie à Cuba – pour les touristes en tout cas, n’est donc pas si bas qu’on le croit. Nous avons gentiment décliné l’offre, et cette même dame, charmante au début a changé radicalement d’expressions pour nous délaisser rapidement sans vraiment nous dire au revoir. Ce n’est pas super agréable comme premier contact avec les cubains. C’est la même chose pour la vente de cigares: il est fortement déconseillé d’en acheter dans la rue mais plutôt d’aller dans les magasins d’Etat, qui les vendent – au passage, beaucoup plus chers que ceux vendus à la sauvette – pour info. Après libre à vous de faire ce que vous voulez. On ne s’attendait vraiment pas à ça, c’est donc un peu déçu qu’on repart flâner dans les vieilles ruelles tout en essayant de rebrousser chemin. On se laisse vite emporter par le rythme de la salsa qui raisonne dans les rues. On se sent bien. Vers 15h, un petit creux se fait ressentir alors nous décidons d’aller manger un bout. Un peu plus tôt dans l’après midi, proche de la place du Capitole, j’avais repéré un panneau indiquant le bar El Floridita – un bar mythique de Cuba, recommandé par le Routard, par mes parents et que je vous recommande également. Bon, comme tous les chouettes endroits figurant dans le guide du Routard, il attire un grand nombre de touristes. Il faut presque se battre pour se frayer un chemin jusqu’au bar. Lorsque nous y étions, il y avait un petit concert en live de musique locale. Nous avons siroté parait-il le “meilleur daïquiri” du pays avec en accompagnement des plats relativement bons mais sans rien d’exceptionnel (poulet grillé/riz pour monsieur et saumon fumé/salade verte pour moi). C’est rassasié que l’on repart d’aplomb vers la rue Obispo (rue très commerçante et vivante) pour finir au bout du Malecon. Fatigués de cette longue journée de promenade à pieds, on décide de rentrer se reposer à la casa. Ce qu’il y a de bien avec les casas c’est qu’on est vraiment libre de faire ce que l’on veut, et de rentrer à n’importe quelle heure – un peu comme à l’hôtel. Les casas peuvent parfois proposer des repas le soir (à commander le matin pour le soir même) mais ce n’était pas le cas de la nôtre. Nous avons donc été dans un resto “bon marché”: le El Chanchullero mentionné dans le guide du Routard et situé non loin de notre casa (mal aux pieds oblige). La devanture ne paye pas de mine, il se trouve dans une rue peu passante et assez calme le soir, mais l’ambiance est très cosy et les serveurs sont aimables et de bonne humeur. Les mojitos y sont excellents et bien dosés, les plats sont généreux et bien cuisinés. Très bon rapport qualité/prix.

                              

 

Jour 2 – La Havane: Après une bonne nuit de sommeil, c’est reparti pour un tour de la ville à pieds (et sous un grand soleil) en direction de la Plaza Vieja, animée par le chant des musiciens et des rires d’enfants jouant dehors, puis sur la Plaza San Francisco où figure une somptueuse église dominant la place, pour atterrir devant le musé Havana Club que nous n’avons pas pris la peine de visiter. Ensuite, nous nous sommes arrêtés dans une école trouvée par hasard sur notre chemin, pour distribuer des crayons de couleurs aux enfants. Ils ont adorés! C’était incroyable de les voir s’émerveiller pour de si petites choses: on a vécu un vrai moment d’échange et de partage. Dans cette continuité, j’ai voulu retourner à l’Université de La Havane pour la visiter et si possible y rencontrer des étudiants. Après plus d’une heure de marche dans la même rue (ce qui était plutôt long et monotone) nous y arrivons enfin! Je suis impressionnée par l’immensité du campus, c’est vraiment le style “à l’américaine” comme on voit dans les films. Ça me donne bien envie de reprendre mes études à condition que se soit dans une université américaine! Sur place, nous avons rencontré deux étudiants très sympa qui ont pris de leur temps pour nous expliquer un peu l’histoire de cette université et nous la faire visiter. L’heure des cours reprend, nous avons donc nous aussi repris notre route en direction de la Calle 23, rue animée par ses nombreux restaurants, bars et boites de nuit dans le quartier du Vedado pour se poser un peu. Nous nous sommes arrêtés manger dans un restaurant proposant des spécialités de porc : El cochinito. J’ai trouvé que la nourriture était très grasse. Ce n’est pas forcément un restaurant que je vous recommande. Il y en a plein d’autres sûrement meilleurs dans cette rue. Nous sommes passés devant le mythique cinéma Yara et avons assisté à une “fête associative” pour les enfants handicapés. L’ambiance était au rendez-vous et nous nous sommes laissés prendre au jeu le temps de quelques instants. Il était prévu que l’on récupère notre voiture de location à la fin de cette journée. Nous pensions (à tort) avoir repéré l’hôtel de récupération la veille, lors de notre tour en vieille voiture américaine, dans le quartier du Vedado, mais voyant l’heure tournée, et toujours pas d’hôtel en vue nous avons décidé de demander notre chemin à des locaux entrain de rafistoler leur mobylette devant chez eux. Il faut dire que les cubains sont de vrais débrouillards! Évidement l’un d’entre eux se propose pour nous conduire à l’hôtel en question contre quelques pesos alors on accepte et nous voilà partis pour un tour dans une vraie vieille voiture cubaine (et pas celles refaites à neuf pour les tours de touristes). Je  vous le dit tout de suite le confort n’est pas le même mais le trajet reste très agréable et surtout authentique 😉 Après 20 bonnes minutes de voiture (jamais on aurait pu le faire à pieds et arriver à temps), nous arrivons dans le quartier de Miramar, quartier riche de La Havane et l’on s’en rend bien compte: villas gardées, grosses voitures neuves, hôtels grand luxe en bord de mer… Rien à voir avec la vieille Havane. C’est un petit choc. Nous avions rendez-vous dans un somptueux hôtel 5 étoiles pour récupérer notre voiture de loc. Nous avons hérité d’une voiture d’une marque chinoise inconnue au bataillon en France toute blanche qui fera bien l’affaire pour nos 5 jours de vadrouille. Nous voilà on the road tels de vrais cubains à la recherche d’un parking proche de notre casa pour y garer notre titine durant notre dernière nuit à La Havane. Nous sommes allés dîner assez tôt, dans un bar à tapas situé sur la Plaza Vieja, juste derrière notre casa: La Vitrola, car nous prenons la route assez tôt en direction de Cienfuegos (3 heures de route environ) le lendemain matin. Nous avons dîné en terrasse, la température était agréable et en prime nous avions un mini concert en live. Rien que pour ça, Cuba c’est top ! C’est là que l’amoureux a testé un mojito à la bière : le goût est spécial mais si on aime la bière ça passe ! Nous avons tous les deux commandés une “fajitas” mais à notre grande surprise ce n’était pas une “fajitas” comme chez nous. Big fail. On s’est fait avoir cette fois-ci mais c’est le jeu quand on est un peu curieux :p. Pas grave c’était bon quand même mais toujours très gras en bouche.

 

Jour 3 – La Havane – Playa Larga – Cienfuegos: C’est le départ, direction Cienfuegos ! L’excitation de découvrir de nouveaux paysages est bien là. Sur la route, sans GPS et sans carte c’est vraiment la galère. On s’est perdu à plusieurs reprises. Pourtant on a essayé tant bien que mal de se repérer avec les explications du Routard mais rien n’y fait. On s’arrête alors pour demander notre chemin de manière très furtive (car on sait que les cubains vont profiter de notre vulnérabilité pour nous demander de l’argent pour nous avoir apporter leur aide). Un homme accompagné de sa femme nous donne gentiment quelques indications gribouillées sur un morceau de papier pour que l’on retrouve l’autoroute. Et là c’est le drame. D’un coup, la nana rentre dans notre voiture et commence à nous indiquer le chemin. Pris au dépourvu, on l’écoute et suit ses indications: on est passé par des chemins… Même pas sûr qu’ils soient cartographiés… Une fois arrivés à l’embranchement de l’autoroute, elle nous demande de la déposer sur le bas côté (quoi de plus normal à Cuba, mais  très dangereux pour nous touristes français) et de lui payer le retour en taxi – LOL. L’arnaque du siècle. Surtout ne vous faites pas avoir et si cela vous arrive, fixez le tarif dès le départ. J’ai commencé à hausser le ton et je lui ai filé 10 CUC pour qu’elle s’en aille (elle m’en demandait 35 CUC au départ). C’est donc légèrement sous pression que l’on quitte définitivement La Havane. A mi-chemin entre La Havane et Cienfuegos, se trouve un petit village de pécheur qui se nomme Playa Larga. Mes parents s’y sont arrêtés une nuit et m’ont déconseillé d’y rester plus d’une journée car il n’y a vraiment rien à faire hormis de la plongée. J’avais lu dans le Routard que là bas se trouvait l’un des plus beau spot de l’ile (Bay of pigs). Comme le beau temps était au rendez-vous, on a décidé d’y faire une escale plage et pourquoi  pas “plongée” avec de la chance. Malheureusement pour nous, pas de plongée l’après midi grrr. Alors, on improvise et on se pose sur la plage quelques heures pour faire bronzette, on déjeune un snack rapide les pieds dans l’eau et on reprend la route direction la jolie ville de Cienfuegos. Sur le chemin, on longe la côte et on aperçoit pleins de petites criques qui sont de vrais coins de paradis! L’eau est translucide et d’un bleu magnifique, on se sent seul au monde et on oublie tout. À vrai dire, c’est difficile de quitter ce magnifique paysage, et on comprend pourquoi c’est l’un des plus beaux endroits de l’île réputé pour y faire de la plongée. On se trouve côté Mer des Caraïbes. Une fois arrivés à Cienfuegos, le charme opère instantanément. On se croirait vraiment à Disney, les maisons sont colorées, il n’y a pas d’immeubles… C’est une super jolie ville! Nos hôtes étaient deux soeurs d’un certains âges super gentilles. Toujours en casa coloniale, leur maison était super belle avec un joli patio ouvert à l’intérieur. Un peu fatigués par le trajet en voiture, on décide de se promener tranquillement dans la ville en fin d’après-midi. Je suis surprise du monde qu’il y a dans les rues. Le soir nous avons d’abord siroté un verre près du Parc José Martí, puis nous sommes allés dîner dans un restaurant qui nous a attiré par sa musique et son ambiance festive: Te Quedaras ! Comme dans la plupart des restos/bars des villes “touristiques” de Cuba, il y avait un petit concert en live pour accompagner notre dîner: c’était vraiment agréable. Je pense que l’ambiance festive cubaine c’est ce qui nous manque le plus en France. Nous avions prévu qu’une seule nuit à Cienfuegos. Étant une petite ville, y rester deux jours c’est suffisant.

 

Jour 4 – Cienfuegos – Trinidad: Étant donné que nous avons choisi de faire l’impasse sur Vinales (village où l’on peut visiter les champs de tabac et usines à cigares) j’ai voulu visiter l’usine à cigares de Cienfuegos, située à quelques pâtés de maisons de notre casa. Il ne nous a pas été autorisé de filmer à l’intérieur, mais le processus de fabrication des cigares est très intéressant. Tout est fait à la main et par une majorité de femmes dans cette usine. Il y a plusieurs salles et une odeur assez forte est omniprésente. La visite a duré à peine 30 min, pour 5 CUC/personne. On comprend mieux pourquoi le prix des cigares (dans les magasins d’Etat) est si élevé. Sur le chemin du retour, en flânant dans les ruelles de la ville nous avons croisé par chance des cubains entrain de faire une partie de dominos en extérieur (jeu typique du pays). Ils nous ont gentiment autorisé à les filmer – sans rien nous demander en retour, à la grande différence de La Havane, et même proposé de jouer avec eux mais par manque de temps nous avons dû décliner leur proposition. Après être retournés au Parc José Martí, devant le Teatro Terry, ou encore le Ferrer Palace pour faire quelques photos de jour, nous reprenons la route en direction de Trinidad (2 heures environ). Avant de quitter la ville, nous sommes allés jusqu’à la pointe: la Punta Gorda avec une superbe vue à 360° sur la baie de Cienfuegos. Nous arrivons encore une fois en plein après-midi à notre dernière casa (avant l’hôtel all inclusive à Varadero) encore et toujours coloniale. Je trouve que ce type d’hébergement est vraiment très convivial et permet de nouer un véritable lien avec les habitants de Cuba. Heureusement, nous avons eu le réflexe de visiter la ville de Trinidad dès notre arrivée (et de ne pas repousser au lendemain) et nous avons bien fait ! Le style est proche de la ville de Cienfuegos, plutôt moderne et coloré. Les ruelles du centre sont pavées alors je vous déconseille fortement les talons les filles, quels qu’ils soient. Nous avions prévu de rester deux nuits à Trinidad, car la ville est un peu plus grande que Cienfuegos. En trois jours, on peut voir pas mal de choses. Rien qu’en une après-midi nous avons eu le temps de: marcher dans les rues commerçantes pour essayer de trouver un souvenir typique, passer devant un bar avec des billets accroché au plafond, essayer un cours de salsa d’une heure, se poser sur d’immenses marches recouvertes de pavés en essayant de capter le wifi… Le soir, nous sommes retournés sur ces mêmes marches géantes (1 CUC l’accès vs en journée c’est gratuit) pour assister à un concert en plein air tout en sirotant d’excellents mojitos. Quand je dis “excellent” je sous entends “bien dosé”. D’ailleurs, nous étions tellement absorbés par l’ambiance du spectacle, que nous n’avons pas fait attention à l’heure et lorsque nous voulions manger un morceau (il était 22h passée) tous les restaurants étaient en fin de service. On s’est alors rabattu sur un fastfood tout près de notre casa où nous nous sommes partagés un malheureux petit sandwich au jambon à 1,50 CUC (vive les économies). Pas grave on a prévu de se rattraper le lendemain.

 

Jour 5 – Trinidad: 5ème jour à Cuba : Nous avions, à la base, prévu de passer la journée entière dans les Topes de Collantes nous avons du changer le programme. Grrr les imprévus, ce n’est pas toujours bon! Le ciel était grisâtre, il faisait plus frais que les autres jours, et la météo annonçait de la pluie, mais nous avons quand même décidé de sortir nous promener – à tort car une averse s’est abattue sur nous plus tard dans la journée. Bon ok, comme je vous l’ai dit le temps était grisâtre mais on espérait passer au travers. En plus, ce n’était pas une averse comme il peut y en avoir sur Paris, ici on parle d’averse tropicale et quand il pleut, il pleut des cordes. On n’est pas mouillé mais trempé. Quand bien même on décide de rebrousser chemin, l’envie soudaine nous prend d’aller à la plage (rempli d’espoir, on se dit que peut-être il fait beau là-bas) à une 15aine de km en voiture. Manque de pot, l’averse nous suit (ou nous suivons l’averse?!). La conduite est difficile car pas de visibilité et au vu de l’état des routes il ne vaut mieux pas y aller à fond les ballons. Une fois arrivés à la plage d’Ancon, nous apercevons des cubains entrain de se baigner la bouteille de rhum à la main: c’est normal ici (le cliché). Et puis, qu’on se le dise, mouillés pour mouillés ils ont bien raison de se baigner. En attendant que l’averse passe, nous nous sommes abrités sous une payotte de plage et nous avons commandé un mojito. Oui, on adore les mojitos. C’est impressionnant à voir et à entendre. Le tonnerre n’est pas loin. Au moins on peut dire qu’on a vécu un orage tropical à Cuba. On profite d’une petite pause entre deux averses pour rentrer chercher un endroit où l’on peut grignoter un truc. Mais là, petit problème : les routes dans la ville sont inondées par des petits torrents d’eau (c’est d’ailleurs à ce moment précis que l’on comprend pourquoi les trottoirs à Cuba sont hauts). Là encore c’est du jamais vu. Bon ba, on fait comme les cubains, on se déchausse et on marche pieds nus sur les pavés et dans l’eau 🙂 On tombe sur le Café Real. Les plats ne varient pas vraiment de ce qu’on a pu manger auparavant et on opte encore une fois pour une valeur sûre : du poulet grillé accompagné de riz. Le décor de ce resto est vraiment sympa et le barman super cool. J’ai même eu le droit de faire moi-même nos mojitos derrière le bar. L’après-midi il re-pleut, on en profite donc pour rentrer à la casa se reposer un peu mais aussi pour réfléchir à ce que nous pourrions faire le lendemain. Nous voulions absolument faire Topes des Collantes mais il fallait se l’avouer: ça allait être un gros terrain de gadoue. Bon, on verra bien demain matin ce qu’on a envie de faire pour notre dernière matinée à Trinidad. Le soir on est sorti dîner dans un resto italien: Le San José, réputé dans le guide du Routard et ça se voit! Il nous a fallu patienter plus d’une heure dehors avant d’avoir enfin une table. Heureusement pas de pluie, mais un petit vent frais. J’avais prévu ma petite laine du soir. L’attente est méritée puisque nous nous sommes régalés avec notre plat de pâtes chacun. C’est à ce moment-là que nous nous sommes rendu compte que nous avions de la bonne bouffe en France.

                

 

Jour 6 – Trinidad – Santa Clara – Varadero: Le lendemain, c’est déjà l’heure de plier bagage et de partir à nouveau à l’aventure. Avant de partir nous sommes retournés faire un petit arrêt à la plage d’Ancon par curiosité car quelques rayons de soleil pointaient le bout de leur nez. C’était magnifique, on a même fait trempette : l’eau était chaude. On n’avait pas envie de partir mais on savait que Varadero c’était le même paysage, de l’autre côté de l’île. On a vraiment profité de chaque paysage et petit village qu’on croisait sur notre chemin. Sur la route, nous avons fait une halte rapide dans la ville du Ché : Santa Clara pour faire un tour sur le fameux passage à niveau où le Ché a fait déraillé un train transportant tout un tas d’armes et au niveau de la Plaza Del Revolucion où il y a une immense statue à son effigie. Nous avons déjeuné dans un fast-food fréquenté exclusivement par des locaux et nous nous sommes régalés (bon ça reste des sandwichs au poulet et chorizo grillé lol). Et c’est reparti direction Varadero, dernière étape de notre séjour à Cuba où nous avons passé 3 jours de farniente en hôtel all inclusive. Quoi de mieux pour se reposer à la fin des vacances? Notre hôtel : le Starfish Cuatro Palmas est idéalement situé : pile entre la ville de Varadero et le début des hôtels grand luxe. Notre chambre est un peu éloignée du centre animé de l’hôtel, mais je voulais absolument être dans un coin calme. Une fois installés, on est directement allé au bar pour prendre l’apéro et déguster, encore une fois, des mojitos qui étaient relativement bons pour des cocktails en all inclusive. Tous les soirs, dans le hall principal il y a un spectacle avec un thème différent (les vrais trucs de clubs). L’ambiance est au rendez-vous. C’est l’heure de manger, les repas sont servis sous forme de buffet à thème et c’est aussi agréable de ne pas avoir à chercher sans arrêt où manger. Le buffet est assez varié et chacun y trouve son compte. On ne s’attarde pas trop pour être en forme le jour suivant.

 

Jour 7 Varadero : Au taquet, c’est vers 9h que nous sommes au buffet du petit déjeuner, également très varié. Mais nous n’étions pas les premiers. Bien que ça reste des produits locaux, il y a l’embarra du choix et on blinde nos assiettes. On retrouve des céréales, des tartines de pain, du beurre, de la confiture, des fruits frais, des gâteaux au chocolat, des omelettes, du jambon… Avec vue sur la piscine s’il vous plaît. Par contre, il y a bien un truc qui m’a agacé pendant nos 3 jours à l’hôtel : c’est les gens qui mettent leur serviette sur les transats et qui n’y sont pas. Total quasiment tous les transats sont “réservés” mais personne n’est dessus. J’avais qu’une envie c’était de prendre toutes les serviettes et de les jeter à l’eau. Oui, je sais, il m’en faut peu mais je déteste être énervée en vacances, surtout pour des trucs de ce genre et dès le matin. Bref. On va faire un petit tour sur la plage, l’eau est d’un bleu intense, c’est magnifique. À ma grande surprise, sur notre chemin on croise des canadiens avec des thermos remplis de bières / alcool : il n’est que 10h du mat’ les gaaarrrsss! Avant de revenir en France, je voulais absolument faire quelques achats histoire de ne pas rentrer les mains vides et de ramener quelques souvenirs à la maison. Dans le guide du Routard, j’ai trouvé un marché artisanal calle 20. Nous avons donc parcouru une bonne partie de la rue à pieds en s’arrêtant à chaque petit marché sur le chemin (ils vendent tous à peu près la même chose) sans trouver ce que je cherchais. En toute franchise, je ne savais pas moi-même ce que je voulais – oups. Après une bonne heure et demi de marche, nous sommes passés de la calle 60 au marché de la calle 20 pour au final ne pas trouver mon bonheur non plus. Petit conseil, lorsque que quelque chose vous plaît à un endroit et que vous n’y restez pas, ne vous dites surtout pas “je ne veux pas être trop chargée pendant le séjour, je le retrouverai ailleurs/je l’achèterai plus tard”, ce n’est pas forcément vrai, snif. Ça m’apprendra. Pour le retour, nous avons fait les feignants et avons opté pour une balade en calèche (très sympa). Comme nous avions la voiture jusqu’à 18h, nous avons décidé en début d’après-midi d’aller visiter une grotte à 10 km de Varadero (péage A/R 4CUC) et entrée 5 CUC / personne : c’est très joli, et c’est une visite plutôt insolite. Sur la route du retour (on profite de la voiture jusqu’au dernier moment), on s’est arrêté dans un centre de plongée : et là on nous annonce 100 CUC / personne quand on n’a pas de licence de plongée (70 CUC / personne quand on a la licence) : c’est trop cher pour notre budget. Trop dég! En plus, il fallait faire 2 heures de car aller + deux heures retour pour aller à Bay of pigs – Playa Larga, là où on été quelques jours auparavant. C’est là que nous avons rencontré un couple de backpackers français aussi passionnés de plongée et avec qui on a tout de suite accroché. Vu qu’ils logeaient chez l’habitant tout près de notre hôtel, c’est tout naturellement que nous leur avons proposé de les déposer avant de rendre notre super bolide. Et c’est là que notre amitié est née. On a décidé de se retrouver après dîner dans l’un des bars mythiques de Varadero, juste en face de notre hôtel : celui des Beatles. Mais avant avant de faire la fête, il fallait que l’on se rende à la pointe, dans un superbe hôtel 5 étoiles afin de rendre notre voiture de loc. Encore une petite galère à trouver le stand de l’agence. Pas de bol le mec était déjà parti – et là petit coup de panique. On essaye de se renseigner pour trouver un autre point de restitution pour notre véhicule. Une fois que l’état des lieux est fait, on doit retourner à l’hôtel mais nous n’avions pas le courage de revenir à notre hôtel à pieds, alors que la nuit tombait. On a alors testé le Coco Taxi : moyen de transport non identifié. on a faillit mourir à plusieurs reprises mais nous arrivons à l’hôtel en un seul morceau. On profite de notre bon buffet et on rejoint les autres devant le bar The Beatles pour faire la fête! Ce bar dispose d’une terrasse en plein air, avec une scène et chaque soir des musiciens et chanteurs différents viennent chanter en live des musiques plutôt rock n’roll. On fait un peu plus connaissance et on s’ambiance vite. Qui l’eu crût? Rencontrer des français qui habitent à côté de chez nous, ici à Cuba (à 7 542 km de la France). Le hasard fait bien les choses. On décide de tester le bar d’à côté: Calle 62 avec un autre concert en live mais plus orienté salsa. Emporté par la foule on suit tous le mouv’ et on se met à danser jusqu’au bout de la nuit.

 

Jour 8 Varadero : Ce réveil est un peu plus dur que les autres, je me demande bien pourquoi… On ne traîne pas au buffet du petit déjeuner ce matin car nous voulions profiter de la plage avec nos amis et bien évidemment du retour du soleil et de la chaleur pour prendre des couleurs avant de rentrer. Le sable blanc, l’eau turquoise, le bruit des vagues… Il ne faut rien de plus à ce moment là tout est parfait. On se pose tous les 4 sur des transats, on refait le monde en alternant bronzette  et baignade. Le midi nous avons déjeuné tous ensemble dans un petit resto au bord de la mer. Au menu: encore du poulet grillé et du riz. Je me demande à quel moment va arriver l’overdose? Le programme de l’après-midi est le même que celui du matin avec en prime une séance photo improvisée où on s’est bien marré. Un peu caché, on aperçoit une maison qui semble être abandonnée. Curieux on décide d’aller voir et d’y faire quelques photos. Un garde surveille la maison h 24 : il nous explique que l’ouragan Irma a fait des dégâts et qu’il y à pour projet de transformer cette superbe maison en restaurant. On a eu le droit à une petite visite privée tout en restant vigilant sur les endroits où on mettait nos pieds. On a bien bronzé, le soleil commence à se faire discret alors on rentre à l’hôtel prendre un dernier apéro avec nos amis qui partent le lendemain en direction de Vinales (il faut environ 7 heures de bus il me semble). On dîne encore une fois chacun de notre côté puis on se retrouve devant l’hôtel pour aller dans une rhumerie, proche de notre hôtel. Là-bas on a la possibilité de goûter tous une grande partie des rhums qu’ils proposent sous la forme de shooter sans payer puis partir. Bon, pour ceux qui ont une conscience comme nous, on peut aussi s’assoir et consommer. Ce soir là, la serveuse est super sympa et surtout au taquet avec nous. Elle vient nous remplir nos verres de rhum alors qu’ils ne sont pas encore vides. C’est rare aujourd’hui de voir encore des commerçants qui ont le sens des affaires 😛 On a passé une très bonne soirée.

                         

 

Jour 9 Varadero : Dernier jour plein à Cuba. Je suis super triste de rentrer. À vrai dire, j’ai qu’une envie c’est de rester, on est trop bien ici! On profite de la journée entière sur la plage à faire bronzette et à se baigner. Le soleil et la chaleur sont au rendez-vous alors qu’en France, il caille. On essaye tant bien que mal de ne pas y penser et de vraiment savourer l’instant présent. Le soir, c’est l’heure de boucler nos valises en espérant qu’on ne dépasse pas le poids limite autorisé hihi. Ça c’est aussi un challenge à chaque voyage.

Jour 10 Varadero : On se lève tôt pour profiter au maximum du temps qu’il nous reste sur place. On petit déjeune rapidement et on se pose sur 2 transats libres au bord de la piscine. Ce sont nos derniers instants à Cuba. On a attendu le passage de la navette à 14h pour rejoindre l’aéroport. Il est assez petit, sa change d’Orly / Roissy chez nous. Il n’y pas pas énormément de magasins mais on se laisse tenter par quelques achats de dernière minute. Ah oui, là-bas, le rhum Havana Club est au même tarif (à 0,05 centimes près) partout car le gouvernement contrôle son prix. J’avais prévu un vol de nuit (c’est en général ce que j’essaye de faire à chaque fois pour 1/ gagner une journée sur place, 2/ dormir: c’est plus facile psychologiquement quand il fait nuit je trouve). C’est dur de rentrer mais comme on dit “toutes les bonnes choses ont une fin”. Nous sommes revenus bronzés, sous la pluie qui ne nous avait pas manqué; mais avec pleins de beaux souvenirs en tête.

 

 

 

 

 

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